Il était une fois

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Géographie

Installé sur un promontoire rocheux calcaire, le bourg domine le marais Poitevin. La commune est baignée par la Vendée et la Sèvre niortaise qui matérialisent la limite avec le département de Charente-Maritime. L’altitude de la commune est comprise entre 1 mètre et 30 mètres.

Du haut de la commune jusqu’au bord de la Vendée, la commune possède, dans sa partie la plus ancienne, un maillage de venelles qui se croisent et serpentent entre les maisons ; certaines de ces ruelles ont pris la place des anciens ports qui servaient à l’amarrage des barques maraîchines à l’époque où la commune ne faisait pas encore partie du marais desséché.

Histoire

La commune est située sur l’ilot calcaire le plus élevé situé dans l’ancien golfe, appelé à partir du XIXe siècle Golfe des Pictons. L’origine du nom viendrait du latin insula (île) et peut‑être du préceltique illa, terme d’hydronymie signifiant rivière ou bras de rivière.

La découverte de haches en pierre polie démontre que la commune fut habitée dès le néolithique. Des vestiges de l’époque gallo‑romaine des IIe et IIIe siècles ont été retrouvés à plusieurs reprises. L’île d’Elle apparaît dans les textes au XIIe siècle, mentionnée sous la forme De Ella puis, dénommée Insula de Ella au XIIIe siècle. C’est la plus ancienne appellation du village retrouvée dans une bulle du pape Célestin III datant de 1197.

Également Prieuré de ELLIS, en 1317. L’île d’Ella devient l’île d’Elle, la mention figure sur un acte daté de 1377 concernant une remise de cens par le seigneur de Marans, à Pierre Maingy pour son hébergement sis à la Guérinière à l’Ile-d’Elle, ce document sur parchemin est aux archives départementales de la Vendée. Le village fut érigé en paroisse en 1655 dépendant de Marans en Aunis situé à quatre kilomètres et possède le prieuré Saint‑Hilaire qui relève de l’abbaye de Maillezais.

Jusqu’au XVIIIe siècle, son territoire est détenu par le seigneur de Marans, celui de La Guérinière et le prieur du lieu. Le dernier seigneur de Marans en date, le marquis d’Aligre, intègre L’Ile-d ‘Elle dans le marquisat d’Aligre (XVIIIe siècle). La Révolution détache l’île d’Elle de l’Aunis en 1793 pour en faire une commune du département de la Vendée nouvellement créée.

La commune fut notamment connue pour son importante activité de vannerie qui compte près de 200 vanniers au XIXe siècle, et de poterie puisque c’est du marais qu’est extrait l’argile qui alimente tuileries et briqueteries.

La rivière Vendée

La légende

Plusieurs versions diffèrent sur le cheminement qui a donné le nom de la commune même si le motif est commun : « l’île à elle ».

Pour l’une d’entre elle cet îlot fut donné par le roi Henri IV à Isabelle d’Estrée, sa maîtresse, ce qui aurait donné l’appellation « d’île à Elle » puis « île d’elle ». Pour l’autre, Henri IV, de passage à Marans aurait fait don à sa maîtresse Corisande du lieu, devenu alors île à Elle. Pour une autre encore, nous raconte que chaud lapin et bon guerrier, au cours de ces campagnes, sans doute entre deux poules au pot, Henri IV prit le temps de compter fleurette à une foultitude de damoiselles. L’histoire précise que, venu guerroyer dans le marais, il tomba amoureux d’une jeunette à qui il offrit pour elle, une île à elle.

Démographie

En 2018, la commune de L’Île-d’Elle compte 1534 habitants.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

En 2008, la commune occupait le 6 984e rang au niveau national, alors qu’elle était au 6 563e en 1999, et le 132e au niveau départemental sur 282 communes.

L’évolution du nombre d’habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à L’Île-d’Elle depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour L’Île-d’Elle, cela correspond à 2008, 2013 et 2018.

Le maximum de la population a été atteint en 1872 avec 2 067 habitants.

Lieux et monuments

  • Le Gouffre est un ouvrage hydraulique : par syphon, le canal de Vix passe sous la rivière Vendée, laquelle va se jeter dans la Sèvre Niortaise.
  • L’étang de la Sablière est une ancienne carrière de sable remplie d’eau au XXe siècle, elle a été creusée lors de la réalisation de la ligne de chemin de fer

L’Ile d’Elle et les arts

L’Ile-d ‘Elle est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quelques ouvrages ont été réalisé sur la commune dont voici les plus connus

Histoire de l’Ile d’Elle en Marais Poitevin

Henri TISON chez Le THABOR éditions, réédité en 2008.

Contes du Marais Poitevin

Jacky DREUX chez GESTE éditions, 2007.

Trélans et Rigourdaines

Jules GUERIN chez Firmin-Didot, 1892.

L′Ile-d ‘Elle

Description et Histoire par l’Abbé SIMMONEAU Annuaire de la Société d’Émulation de la Vendée, 1888.